Elefant-zine

21 septembre 2013

Olivenstein-Euthanasie

gilles tandy« A la maison de retraite du 106, les patients sont venus nombreux en fauteuil ou déambulateur pour participer ce 20 septembre 2013 à l’école de fans des Olivensteins. Ils ont pu reprendre en chœur « Euthanasie » en se lançant des cathéters et se baver dessus sur « Je suis fier de ne rien faire » avant de regagner leur chambre vers 16h30.  Le leader Gilles Tandy et ses acolytes alcooliques n’avaient pas joués ensemble depuis les années 80.  On se demande d’ailleurs toujours pour quelle autre raison que de se coller la honte, ils ont décidé de se reformer pour on espère un ultime concert. Dans les couloirs de l’hôpital précédent l’évènement gériatrique, les anciens combattants ont pu se la péter grave en se racontant leurs souvenirs de guerre Punk. Fort de son succès, l’idée d’un « keupon vieux con tour » serait même à l’étude pour toutes les bonnes maisons de retraite et du service polyarthrite, on laisse aussi entendre que L’équipe de « star 80 » mené par Jean luc Lahaye et Desireless en tremblent dans leur damart. Il faut dire qu’il y a de quoi car Ti’ Bob,  Métal urbain et starshooter auraient d’ores et déjà donné leur accord....

A la lecture de ces prochaines réjouissances, le rock reporter Gilles Verland aurait même sauté en marche de son Stannah (célèbre marque de fauteuil électrique monte escalier) en nous rappelant ainsi qu’un vrai punk est un punk mort ! Merci à toi gilles !! RIP »


31 décembre 2012

elefant-zine #12 - blank

elefantzine_7

blank

Posté par youri ligotmi à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 octobre 2011

elefant-zine #11

elefantzine#11

Posté par youri ligotmi à 22:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

28 septembre 2011

Elefant-zine #11- K's choice du 106 ou pas?

Rouen, quai de Bettencourt devant le 106, le 03 juin.

Chère Wanda,

k_s_choiceMe voici de retour de ce brûlant 106 où j'ai pu y voir et y entendre K's choice mais aussi une ambiance que nous avons connu et qui avait disparu avec toi: un truc qui pourrait bien ressembler à la Vie. Cette salle est très étrange. Elle est fantomatique, présente et irréelle comme tirée d'un dessin animé de synthèse. Elle pousse à la méditation au questionnement à l'instar du groupe de ce soir. C'est donc un vaisseau Wagnerien amarré au quai de Rouen qui, à l'image de l'Armada est arrivé doucement. Nous l'avons accueilli avec méfiance et plaisir mélangé tel un messie déjà controversé. Il est tout beau, tout neuf mais on le sent prêt à partir car comme tout bateau ses moteurs toujours en veille sont ordonnés au départ.  La polémique va bon train sur ce bateau. (train-bateau -tu suis?!) Elle s'exprime par un non ferme du côté des gens proches du milieu culturel et par un oui hésitant du côté de la large frange du public. Un ratio donc largement pour le oui au suffrage universel. afin de nous positionner de façon libre sur le sujet, j'ai décidé de m'y coller. J'ai tenté d'y voir un peu plus clair dans les esprits des deux bords à coup de questions, d'interrogations, de problèmatiques. J'y ai fait débattre une vieille connaissance affranchie et libre en la personne de Yann Dincheff pour représenter le camp de la culture et moi même pour représenter le public. Ecoute ça Wanda:

Yann Dincheff:-"À BAS LE 106 !!!"
quidam 1:"-"t'as trop raison."
quidam 2:"-"Ya plus rien a Rouen.."
Yann Dincheff:-"Même à Evreux, y'a plus grand chose."
quidam 1:"-":-"t'as trop raison."
Yann Dincheff:"-tu bookes encore des concerts au fait?"
Yann Dincheff:-"MDR: j'ai trop raison."
quidam 1-"LOL: nan moi comme au 106 j'ai arrété les concerts."
Yann Dincheff:-"ah bon? Je croyais que tu concentrais tes efforts sur l'envoi de CVs... j'me gourais"
quidam 1:-"t'as pas répondu à ma candidature spontanée d'ailleurs."
quidam 1:"-le poste de programmateur à l'exo7."
quidam 3:-"C'est ENFIN la rentrée."
Yann Dincheff-"Et puis aussi: mort aux cons."
Yann Dincheff-"‎...et aux vaches !"
quidam 4:-"Viva H2O!"
Youry ligatmi:-"moi tjs pas comprendo porque!"

Yann Dincheff:"Tu te souviens de ce qu'on reprochait à Hupin ? Bon, bah avec eux c la même chose mais en pire. (Et puis, il faut reconnaitre au vieux qu'il jouait quand même avec ses couilles tandis qu'ici c'est le contribuable qui paye les concerts d'artistes qui jouent partout ailleurs sans subvention. ). Monopole, monopole: L'exo 7 ferme, la salle st croix des pelletiers aussi. Fabius ne veut voir qu'une seule tête.

Youry ligatmi:"On réalise soudain que ce qu'on a tant fantasmé avant n'a rien fait avancer et que rien ou tout a changé alors?. C'est très décevant et bien plus amer qu'une bière du 106, certes! Mais...pour le contribuable que je suis, que nous sommes, bah y'a enfin des putains de concert comme au bon ou mauvais temps d'Hupin !!!! Et ça c'est quand même archi-bien parce que y'en avait putain super marre d'aller à Paris pour un simple concert de 3ème ou 2nd zone. Et pis en plus entre nous ,c'est toujours ça de moins pour le FCR!!

Yann Dincheff:"-La France est un pays de Cocagne. Je pense pas que ce soit bien de subventionner le rock. Partout ailleurs ces groupes jouent sans subvention. C de la comm de politicards. Transport, traitement des déchets, eau potable... C pour cela que sert l'agglomération. Tu sais qu'on a Les transports en commun parmi les plus chers de France ?

Youry ligatmi:"-yes man! but....cause there's always a but, qui t'as dit que le rôle de l'agglo ne devait pas être la culture?? C'est Toi Yann? Tu penses donc que notre communauté n'a pas le devoir d'éduquer, d'ouvrir l'oeil et les oreilles de nos concitoyens?? Tu penses que c'est uniquement du domaine du privé. Privé qui soit dit en passant, a lachement abandonné la culture rock parce que ça ne faisait sans doute pas assez de fric!! A mon avis, la mission culturel de l'agglo est bien plus importante que la gratuité des bus cher aux zarmas du 12. C'est une valeur essentiel que le néo-libéralisme a fini par effacer de notre héritage. Pour moi, ton discours revient à dire que l'école publique ne doit pas être une priorité de notre société. Cependant, je comprends ton desarroi, c'est après tout, ton boulot donc ton être qui est en jeu mais je ne suis toujours pas d'accord...

‎Yann Dincheff:"1/ Les zarmas niquent ta mère.
‎2/ La culture rock, ça n'existe pas plus que la culture skate, la culture graff, la culture pub... Tout ça, c'est du bidon ! Une pub sur deux à TF1, c'est du rock. Il faut subventionner la pub alors?
‎3/ L'éducation, la santé, la défense, les transports OUI. Julien Doré, Patti Smith, Pete Doherty subventionnés alors qu'ils n'en ont pas besoin, NON
‎4/ La créa n'est pas élue au suffrage direct. Elle n'a pas vocation à tout faire. Ces communautés d'agglomération avaient à l'origine vocation à faire des économies d'échelle. Quelques années plus tard, on s'aperçoit qu'elles sont sorties du cadre et ont explosé les budgets. La France est un pays de cocagne. Les bobos ont beau jeu que de se moquer des zarmas (comme tu dis).

Youry ligatmi:- "Whow,whow, whow, whow, take it easy man!! that's just a talk supposant faire avancer le petit caillou blanc. Qu'on soit clair et d'accord sur l'enjeu.

Allez, Pour le  1: Ca n'empêchera pas les zarmas de niquer ta mère aussi... C'est vrai ,mon exemple est irrespectueux je le concède mais tu t'es jetté dessus comme le lion affamé se jette sur la première gazelle empoisonnée. Cela n'était pas sensé être condescendant de la part du soit disant bobo que je suis mais plutôt une sorte de private joke sur notre background commun. Tu le sais, je suis né dans le 10 autant que toi dans le 7 alors ne me fais pas le coup du monopole du coeur,  y'a pas plus bobo qu'un bobo qui pense en reconnaître un. Mais tout cela ne fait hélas pas avancer le petit caillou blanc, on parle ici de nous et pas du sujet qui nous intéresse. J'aimerai si tu veux bien, qu'on se passe de cette perte d'énergie à l'avenir. Soyons écolo!
Pour le 2: "La culture rock, ça n'existe pas plus que la culture skate, la culture graff, la culture pub..."Cette remarque me semble plus intéressante. D'accord pour dire que la culture rock c'est du bidon, laisse moi ajouter (puisqu'il faut construire) que la culture est un ensemble de cultures dont le rock fait parti. Par contre, de la à dire que la pub c'est du rock, tu y vas un peu vite je pense. La pub utilise le rock comme appas me semble une formule plus approprié pour notre étude donc je répondrai à ta question par: non, il ne faut pas subventionner la pub.
Pour le  3: L'éducation, la santé, la défense, les transports subventionnés: OUI  Patti smith, Julien Doré subventionné: NON, mais... on s'en fous un peu des acteurs dans notre problématique, c'est du public dont il s'agit Yann. C'est lui le vrai protagoniste. Celui qui veut voir qui il a envie ou qui il croit avoir envie. Est ce que l'argent du contribuable dans la mission que l'agglo s'est investi permet une action culturelle? Est ce que cette action culturelle est à destination des artistes ou du public? C'est de cette question que l'agglo doit répondre. La réponse apportée pour l'instant par la création de salle de répétition et par la programmation de notre 106 n'est pas parfaite mais elle ne distribue pas que du coca cola non plus, reconnait le! Son rôle est donc bien légitimé
Pour le 4:  Tout a fait d'accord avec toi sur le suffrage direct concernant l'agglo etc, Tu maitrises ton sujet et je n'ai ni la prétention ni le désir de te prouver le contraire. Ma démarche de départ est de comprendre ton "A bas le 106!" qui je pense n'est pas uniquement la cause des dépassements de budget de l'agglo. Renseigne toi, renseigne moi, renseigne nous.
Et allons pour un ptit 5 parce que j'aime le chiffre 5: Merci.

‎Yann Dincheff:- "Parlons en au contraire des zarmas. Admettons que la SMAC serve à autre chose que de la communication institutionnelle,pourquoi du rock, hard rock, folk rock, doom metal speed trash core et pas de R'n'B, funk, hip hip et (osons le mot qui fait peur) rap ??? C'est pas de la musique actuelle ??? euh... bah non... eux ils auront le Palais des sports, les zarmas. Faut pas déconner non plus quand même. »

Pour la pub, je suis bien d'accord: il ne faut pas subventionner la pub. Faut-il pour autant subventionner des concerts de groupes à 80% anglais et américains qui jouent, je te le rappelle sans subvention aucune, en Angleterre, Espagne, Allemagne, Suède, U.S.A. et partout ailleurs dans le monde sauf en France??? euh... bah non... on les subventionne pas eux... euh la smac elle sert à développer la scène locale des groupe du coin (comme par exemple que les Dogs qu'y zauraient eu des sub à l'époque et bien maintenant p'têt bien qu'ils seraient plus grands que les Stones!). Genre... »

Quand au public, ce sont des veaux. On leur dit faut aller là! Là c'est bien et puis avant c'était pas bien. C'était même moins que pas bien puisqu'il n'y avait rien du tout avant. Lis le petit texte de Fabius sur le programme de septembre-octobre, c'est exactement ça. Sinon "Culturel" pas "culturel", c'est pas tellement le pbm. En Angleterre, aux USA et ailleurs, le rock c'est de l"entertainment"... Je n'ai aucun problème avec ça. Au contraire, j'adore le rock, la bd, les films B, B- ou même Z ... mais je pense pas que la subvention dynamise la scène locale. Au contraire même. »

enfin pour ce qui est de l'agloo je dis: Vive la politique ! Lis ça si t'en as le courage: http://www.politique.net/2011042001-communautes-d-agglomeration.html

je réitère: A bas le 106!!

Youry ligatmi:- Je commence à comprendre ton point de vue, Yann. Mais à travers tes propos, tu signes ici l'arrêt de mort de l'exception culturel française. En t'écoutant, adios le cinéma d'auteur, le court métrage, le theâtre conventionné, l'art de la Rue, Viva-cité, et l'Atelier 231. Tu ne peut pas nier cette réussite et c'est toute la politique culturel de l'héritage socialo que tu mets au feu là! Ce qui a marché pour le théatre peut marcher pour la musique. ca n'aurait  certes pas permis au feu, Dogs d'être plus grand mais ça aurait peut être permis à d'autres dans le besoin matériel de pouvoir grandir sans une maman médecin et sans abandonner pour une raison alimentaire. On en a connu pas mal de groupes rive-gauche comme ça non? Pour le côté public, je te trouve un peu dur aussi, je ne pense pas qu'il soit si dupe que ça quand il entend Fafa. faut pas non plus le prendre pour un con et dans la moyenne, il sait bien que c'est de l'électoralisme et il en profite. La comm de politicards comme tu dis, il se la met où il pense et profite bien de l'aubaine pour éviter de faire des bornes en caisses. Pour le reste, culturel ou Culturel, Bon Chasseur ou bon chasseur, je suis entierement d'accord, ça n'est pas du tout le problème; Il tire! Par contre, ce que j'ai toujours du mal à comprendre c'est pourquoi le privé n'a t'il pas réussi à redresser la barre pendant le déclin de l'empire Hupin? Ses raisons, ses tenants ses aboutissants?

Sinon j'ai lu ton doc, il dénonce en effet des malversations d'argent, des magouilles d'élus mais il ne démontre pas que cette sortie de cadre n'est pas dû aux choix culturels...

‎Yann Dincheff:- "Je ne le dirai jamais assez: La France est un pays de Cocagne: la région, le conseil général, les municipalités subventionnent des concerts de stars internationales qui tournent partout ailleurs dans le monde et entraînent ainsi une inflation des cachets qui est une véritable aubaine pour les agents anglais & américains de ces groupes.  Le déclin de l'empire Hupin comme tu dis, c'est un type qui dit vouloir vendre mais qui annonce un prix trop élevé afin de vendre au-dessus de sa valeur un hangar à une municipalité (trop contente de pouvoir détruire une salle qui "gêne"). Destruction de l'exo 7, fermeture de la salle St Croix des Pelletiers, c'est ça l'aubaine pour les Rouennais?"

Youry Ligatmi: Qu'avons nous a y gagner? à y perdre?  là est encore toute la légitime question. Du plaisir, de la déconvenue, une salle nouvelle qui déjà se propose à la location. Ce bateau semble encore loin d'être encré dans le paysage musical rouennais...Méditons, choisissons, saucissons et profitons de l'instant présent à l'instar du concert de ce soir!

 

kschoicebydegiovanni_06022011_cA l'image de notre entretien et du 106, le set des K's choice qui avait toute sa place dans cette salle (d'ailleurs c'était plein LOL!) était en 2 teintes, en deux parties. Une partie accoustique et une partie électrique! En continuant l'image je dirai une partie culturelle et une partie tout public. J'ai aimé les deux parties et surtout le fait que ce soit clarifié des le départ par la chanteuse Sarah Bettens. Pas de confusion possible, la polémique sur le 106 est donc stoppée. Certains ont adoré le premier set, d'autres le deuxième, d'autres encore un peu moyen beaucoup le premier et d'autres d'autres encore se sont insurgés, offusqués du tout. ce qu'il y avait de beau dans ce concert est à mon avis, la possibilité d'entrevoir les deux facettes opposées du groupe, son côté calme et celui plus énervé. Un peu comme les opposés de nos personnalités, de notre karma, de notre...106. (Il insiste le bougre!)... Musicalement parlant, il est vrai que nos flamands se Simon and Garfunkelise dans leurs envolées à la tierce mais ça marche toujours dans de bonnes chansons bien écrites comme "Come live the Live" ou "Killing dragons". Il faut le reconnaître, la voix grave de Sarah Bettens à la Cheryl crow ou à la Liz Phair et celle plus aigue de son guitariste Gert se prête très bien à cet exercice. Ils sont aussi à l'aise dans le noisy-pop californien avec des chansons comme "Echo mountain" ou la belle "Perfect" dont on prend la mesure rapidementAu fur et à mesure de l'avancée du Set, on retrouve des compositions plus anciennes exhumées des précedents albums tel le tube "Not an addict" qui les a fait connaître en 96. Il passe toujours aussi bien en live et même si Sarah semble loin de paroles qu'elle chantait alors, elle semble prendre un réel plaisir à se les réapproprier comme s'il s'agissait d'une reprise ou d'un classique de quelqu'un d'autre. Une soirée rien de bien révolutionnaire en terme de mélodie, d'originalité, de sons, de thème mais de bonnes recettes bien intégrées qui font de ces chansons une sensation générale de douceur. Un truc proche du dimanche après midi d'automne sur le canapé dans une bonne couverture polaire tout en dégustant un café gourmand. Et que même qu'on pourrait appelé ça du "cocooning"! par exemple. Pas grand chose ne manquait ce soir Wanda, Pas grand chose sauf mes cheveux sur mon crâne chauve et toi...Comme toujours.

 In memory of Wanda P.  Rest in Peace 1969-1991

 

K_S_Choice___Echo_Mountain___Front



Posté par youri ligotmi à 10:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Elefant-zine #11 - Chat écorché - Stray Cat Strut

Aujourd'hui, j'ai appris que mon vieux pote d'enfance avait décidé d'en finir avec la vie. Toujours ensemble du Cp à la terminale: un vrai copain d'avant!! Ce soir, j'ai perdu un frère qui se serait trop éloigné. Il m'a toujours manqué, il me manquera toujours. Lorsque nous étions petits, entre deux parties de Monopoly, on se demandait ce qu'on serait à 30 ou à 40 ans. Voilà, maintenant on sait...
Stéphane Lebertois est mort le 27 février 2011 pour de vrai. Je pleure sa vie qu'il a raté et nos tendres années. Celles où on écoutait les Stray-cats en parlant des filles du collège, celles où on buvait du whisky à 8h30 pour voir ce que ça fait, celles où on fumait des gitanes sans filtre à l'arrêt du 10 avant de sécher les cours d'anglais, celles où on fabriquait du vomi ou encore celles où on dépensait notre monnaie dans un flipper que plus personne maintenant ne pourra me rappeler le nom...

Rest In Peace My Old Friend
"You know i got cat class, and i got cat style..." Stray-cat strut- The Stray-cats 1981
st_phane


    Avec lui, se meurt ma jeunesse. Il me rappelle à cette douceur amer lorsque je vois le visage fanée de Chrissie Hynde des Pretenders, le lifting éxagéré des Bangles ou la face ravinée de Bertignac à l'heure où blanchit la campagne. Les notes de "Life is sweet, Bittersweet..." de Maria mcKee résonne alors d'un autre sens. En effet, la vie est chouette mais toujours douce-amer. Un peu comme la bière que l'on buvait à jeun aux matins de nos 15 ans pour se prouver qu'on était des hommes.
Il vivait alors dans une rue coincée entre un étang et une usine. le genre de rue toute en brique comme on peut en voir à Birmingham où à Douai. Il habitait au bout, juste dans l'ombre d'un chateau d'eau. Pour aller le voir, il fallait passer devant les voisins et les chiens. Tous plus inquiètants les uns que les autres, je ne savais pas lesquels étaient les plus enragés derrière leurs grillages rafistolés. Une vrai rue de voyous, de repris de justice, d'ouvriers malmenés. Du Zola pour de vrai!
mblotComme dans les westerns, il fallait montrer pâte blanche en marchant au milieu de la route pour montrer que l'on passe tout en faisant celui qu n'a rien vu. Ne pas accélérer le pas, ni le ralentir, juste écouter pour mieux voir... Mettre en marche tous ses sens d'araignée pour traverser une rivière de crocodiles.
Au fur et à mesure de mon avancé, les sons s'atténuaient sur mon passage. De ci de là, des enfants aux visages crasseux me regardaient la gueule écrasée sur la cloture. Parfois, ils me lancaient des pierres ou des rires goguenards sous le regard amusé de leur grand frère. Dans certaines fosses sceptiques, j'imaginais des armes de plus ou mois gros calibres voir même des grenades. Un vrai coupe-gorge!!  Mais il n'était rien comparé à la rue parrallèle: celle des garages! Ici, même les grenouilles de l'étang n'osaient même pas coasser, de peur de se faire découper par les caïds qui jouaient des voitures, des motos et des crans d'arrêt...
Soulagé d'arriver enfin chez Stéphane, j'entrais dans une courette cimentée qui menait à la maigre demeure. Sur la droite, se trouvait des WC dans une cabane en bois. Les fesses bien aérées hiver comme été, on était Actarus dans son Goldorak ou Albator dans son stratocargyres lorsque qu'on agitait la petite manette des toilettes pour l'autolargue final.  Arrimage... clavicogire... astéro-hache...  Chasse d'eau!!
Sa chambre était au premier. Ses murs partiellement recouvert de papier peint laissaient apparaître la couleur du béton maigre. Quelques posters des Stray-cats donnaient de la couleur et de la chaleur à l'ensemble. Celui de la tournée 82 où les cats étaient passés au Parc expo de Rouen trônait au dessus de son lit. Je le lui avait trocqué avec le 45 tours français de "Baby blue eyes" contre le premier vinyl autoproduit des Dogs "Charlie was a good boy". En hiver, les carreaux de sa fenêtre arboraient de jolies étoiles de givre car le seul endroit chauffé, c'était la cuisine avec son poële à charbon.
Il y avait aussi un évier sans mitigeur, Une table couverte de toile cirée, 4 chaises, une télé, un canapé,  et plein de super moments comme celui où on écoutait à fond les ballons le Stray cat strut des Stray-cats. On en était fous. Il en était dingue. Stéphane avait la collection la plus impressionnante qui soit du groupe. Un Hardcore fan, comme on dit dans le jargon! Il étit fier de sa collec' et il pouvait se vanter d'être parmi le top 10 des cats-fan du monde! Un dingue, un extremiste, un jusqu'au boutiste de la stray-cats mania! Pas toujours bien dans ses pompes, coincés entre une éducation ouvrière et une intelligence au dessus du commun, il s'était taillés les veines à 17 ans pour voir ce que ça fait. A la suite de cet incident, il avait perdu toutes sensibilité de ses doigts pendant un trimestre. Un après midi, dans ma chambre, on parlait des stray-cats et sa gitane lui avait cramé les doigts sans qu'il s'en rende compte. L'odeur de cochon grillé nous a alerté. On était jeune, ça nous avait fait marrer comme dans les chansons de Renaud. Une autre fois un coma étylique, puis une autre tentative de suicide pour sortir du service militaire. Cette fois-ci, il s'était enfoncé un couteau dans le bide à la gare SNCF de Sotteville et avait passé 4 mois en hôpital militaire. Puis il avait rencontré sa femme et puis plus rien. Apaisé, rassuré, il lui avait fait une enfant qu'il appelait tendrement "j'ai 5 chien" car elle s'appelle Jessica. Et un jour, voyant son amour se fâner,tout a refait surface. Comme ça, comme une envie de fumer, comme une envie de tout casser...A very Sad Day.

Aujourd'hui je pense à sa femme et à sa fille qui doivent lui en vouloir terriblement. Comme moi et tout ceux qui l'on connu, elles ne peuvent plus entendre et écouter les stray-cats sans penser a lui. Je prie pour qu'un jour leurs douleurs s'apaisent et qu'elles le regardent sous de meilleurs hospices. Aujourd'hui, je m'aperçois que oui, j'aimais Stéphane d'amour comme j'aimais ma jeunesse. Comme elle, il disparait dans les flots bleus. Il m'aura offert en  cadeau post-mortem le pouvoir de m'affranchir de cette jeunesse lourde de valises invisibles et de maintenant pouvoir devenir grand, adulte, responsable et plus libre avec tout le serieux et la gravité que cela comporte. 

Now Please... Let's Ran't and Rave for the very last time with teardrops in our eyes and raise a glass for him: one , two; one, two, three, four:

stray_catsBlack and orange stray cat sittin' on a fence
Ain't got enough dough to pay the rent
I'm flat broke but I don't care
I strut right by with my tail in the air

Stray cat strut, I'm a ladies' cat,
A feline Casanova, hey man, thats where its at
Get a shoe thrown at me from a mean old man
Get my dinner from a garbage can

Yeah don't cross my path

I don't bother chasing mice around
I slink down the alley looking for a fight
Howling to the moonlight on a hot summer night
Singin' the blues while the lady cats cry,
"Wild stray cat, you're a real gone guy."

I wish I could be as carefree and wild,
but I got cat class and I got cat style.

1455949043_smallI don't bother chasing mice around
I slink down the alley looking for a fight
Howling to the moonlight on a hot summer night
Singin' the blues while the lady cats cry,
"Wild stray cat, you're a real gone guy."

I wish I could be as carefree and wild,
but I got cat class and I got cat style.

 

 

 

 


 

à notre ami
A mon ami …

Aujourd’hui presque apaisé, avec des questions qui resteront sans réponses et une tristesse, qui ne s’effacera jamais, celle de t’avoir perdu, j’ai décidé d’écrire.

Aujourd’hui je suis résigné, mais avec la volonté de ne pas oublier, ne pas oublier ces moments passés avec toi, ces moments passés nous trois, trois personnalités pourtant si différentes mais tellement complémentaires.
La question qui me poursuit le plus est « pourquoi ne pas avoir lancé de SOS ? » , peut etre parce que nous avions fini par trop nous éloigner et ne pas se rappeler combien on comptait pour chacun d’entre nous, en pensant certainement que l’on est des hommes maintenant et que le passé est derrière nous…..
Mais non, rien est derrière nous, tout ce que l’on a vécu reste ancré dans nos mémoires, est présent à chaque heure de notre vie, c’est ce qui nous a aussi construit, fait ce que nous sommes aujourd’hui. Alors je suis triste, triste de la façon dont ça c’est terminé pour toi, triste d’etre parti si loin que tu n’ais pas eu la force d’appeler au secours, triste de savoir que je n’aurais plus de souvenir à construire avec toi.
Alors aujourd’hui mes pensées ne sont plus « tiens, que devient-il ? » mais l’image de nos souvenirs : cette colo « stage de tennis » , cette rue ou nous habitions , qui pouvait faire peur ;) , nos retour d’école primaire, de collège et de lycée avec tous ces kilomètres passés à discuter , à regarder les autres et à juger de ce que nous seront et de ce que l’on ferait du monde, nos parties de peche et notre week-end pas très loin , dans l’Eure, ou sans voiture nous étions insouciant et heureux avec quelques bières et quelques poissons ,ainsi que toutes ces après midi passées à arpenter du haut en bas et de bas en haut la ‘ rue du gros ‘, nos cinés , ce bar aussi qui engouffrais la quasi-totalité de notre argent de poche et encore du jour ou nous sommes devenus amis , un retour de classe en cette année de 1980 , c’était il y a 31 ans déjà…

31 ans après me voila seul devant ce que je peux encore voir de toi , une petite plaque sur un gros monument froid, et je pleure, je t’ en veux un peu d’avoir fait ce choix, d’etre parti si vite, puis espère qu’il y a quelque chose derrière tout ça, quelque chose de bon et que tu est en paix maintenant .

Voila, je comprends maintenant ce que les anciens disent quand ils parlent des disparus, qu’ils ne le sont pas tout à fait tant que quelqu’un pense à eux, et bien voila mon poto, mon ami, tu ne seras jamais un des ces ‘disparus’ puisque tu es une part de moi, de nous, une grande partie de nos souvenirs et tu es là présent à nos cotés pour ce qui nous reste à vivre.

A un de ces jours ;)
anoustrois - email : r.del62@yahoo.com


         Je garderais un très bon souvenir, à ses côtés en cours ou au baby-foot j'ai bien rigolé aussi! C'était un chic type comme on dit ,il n'a pas eu de chance. Il est parti beaucoup trop tôt.
Paix à son âme.
Ivan

 


 


Elefant-zine#10

elefantzine_10

Posté par youri ligotmi à 10:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

elefant-zine #10 - Sanseverino: anarchiste alternatif

Paris, sortie du bataclan, samedi 6 féfrier, il fait froid...

Bonsoir Wanda,

Désabusé, lassé par l'hiver et la mélancolie, après des heures de marche dans un Paris à peine chaleureux, je me suis réfugié dans la mythique salle du Bataclan à deux pas de république. Tu te souviens, on y avait vu les Violent-femmes je crois. A moins que ce ne soit MAria McKee...Au programme du soir: Sanseverino.
Je ne connaissais pas le gars mis à part quelques chansons entendus de ci de là sur le mode du jazz manouche. A l'intérieur, un public plûtot quadra composait un Bataclan plein comme un gobelet d'Kronenbourg vendu au bar. Au milieu d'ma première bière, le mec arrive avec une sorte de banane à la david Lynch et enfile de suite 3 chansons aux riffs plus que rockabilly!!

2009111612061175  Surprenant quand on arrive avec la vague idée d'entendre du manouche tout le concert. Il en parlera plus tard de façon ironicomique: il a du partager le boulot avec un certain Thomas Dutronc! Soit rassurée, Ca ne l'a pas empêché d'en faire quelques unes que j'imagine de son ancien répertoire pendant les 3 ou 4 rappels de la soirée.
Hormis ce changement de style musical, Sanseverino est fraternel et chaleureux. Il chante la France populaire sans être populiste, dénonce les méchants, la libéralisation ou les flics et les voyous tout en citant Bono et Ravachol. Un rejeton de L'anarchisme en somme!

0884977376166_600Son dernier album s'appelle "les faux talbins":comprendre en argot les faux billets et par extension les faux jetons. Il en distribue allégrement pendant le concert d'ailleurs; comme pour se moquer de notre société guidée par l'argent. En 2 heures de temps, Il distille et fait partager ses valeurs qui sont celles d'une gauche anarchiste qui n'existe malheureusement presque plus. L'intelligencia maintenant squatté par la droite depuis pas mal de temps a laissé les penseurs de gauche se compter sur les doigts de la main et les portes drapeaux comme Sanseverino sont rares. Ils paraissent même surannés mais cela leurs donne un côté attendrissant. On vit d'ailleurs un peu son concert comme un flash-back réconfortant de la société de nos 20 ans. Celle de Mitterand, de SOS racisme. Entre 2 chansons, il est très drôle et déconne  même sur Giscard et la chasse à cour, j'ai cru un instant qu'il nous parlerait de Lecanuet!! Sanseverino , c'est finalement un peu Renaud...jeune.
En tout cas, ça joue... et même plûtot bien! Les briscards qui l'accompagnent ne font pas semblant. Ils sont 5 à assurer le background musical. Parfois, sa fille prénommée Rose Sanseverino vient l'accompagner fébrilement pour quelques choeurs comme pour cette reprise de "la salsa du démon" de l'orchestre du splendid. On nage là dans les 80's du CollaroShow et ça colle à mon avis moins au personnage. A l'opposé, il reprend une chanson des Parabellum "cayenne" qui lui sied à merveille. "Mort aux vaches ! Mort aux condés !Viv' les enfants d'Cayenne ! A bas ceux d'la sur'té !" Tu t'souviens? On navigue ici sur son territoire: celui de l'alternatif francais de la fin des années 80. Celui de Gogol 1er, des garçons bouchers, des gars qui faisaient fit des majors et des codes musicaux. Sanseverino est aussi un peu à sa manière le dernier des indépendants de l'époque. Il en incarne bien la philosophie.

490035651 Parmi les moments forts, On aura bien entendu et retenu cette belle compo "les rockers aiment la java": un brûlot qui trucide le côté mainstream du rock, qui dénonce un rock devenu institution et tente à montrer que la rebellion n'est plus là où on l'attend. Un chouette morceau! Plus tard dans la soirée, il reprendra du johnny Cash avec "a boy named Sue": chose encore infaisable pendant la période Bush président. Quel bonheur d'entendre un artiste français adapter en français du Cash et voir que le style country n'est plus tabou chez nous.. Quelle réussite aussi de la part de Sanseverino car l'exercice est casse-gueule. 
Voilà Wanda, je sais pas vraiment si t'aurais adoré. Moi ça m'a donné envie d'écouter l'album et toi je sais qu't'aurais aimé voir, entendre, sentir tout ça comme moi. J'y ai passé un bon moment où presque rien ne manquait ce soir... Rien sauf mes cheveux sur mon crâne chauve et toi...Comme toujours.

In memory of Wanda P.  Rest in Peace 1969-1991

Elefant-zine #10 - Me & my MARIA MC KEE

maria_and_me

 

Freedom's just another word for nothin' left to lose
Nothin' don't mean nothin' honey' if it ain't free, no no
And feelin' good was easy, Lord, when she sang the blues
You know, feelin' good was good enough for me
Good enough for me and my MARIA MCKEE...

 

Posté par youri ligotmi à 10:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Elefant-zine #9 Mardi Gras BB: Les fanfarons du Rock.

Théâtre Le RiveGauche, quelque part en banlieue Rouennaise,

Hi Wanda,

Tiens, j'ai vu Mardi gras BB l'autre soir. Un big band de Jazz à reveiller les morts! On dansait tous au bout d'une demi heure entre les sièges alors qu'on y partait fatigués et avec la hâte d'aller se coucher...
Le BB ça veut dire Brass Band. C'est à la base une fanfare Allemande sur laquel s'est greffé un chanteur guitariste crooner impressionnant d'aplomb et de feeling. STOP! c'est vrai, je le reconnais, le côté allemand dessert largement la publicité qu'on veut en faire mais dites-vous qu'ils sont anglais. Après tout, on a le même problème quand les français font du rock en Angleterre. Personne n'y croit! Et pourtant...
Music is an international language, le rock est du rock pourvu qu'il y ait le feeling.  C'est sûr, quand on est born in Sheffield/England, on l'a plus facilement que dans le village de Gerberoy/Oise mais il peut y avoir exception, non?
107_DocwenzInmittenAu niveau musical, on est parfois proche du Brian Setzer Orchestra avec le côté guitar-hero en moins...Oui, je sais, tout le monde n'est pas Brian Setzer! Mais ça bop à mort avec Mardi-gras BB. Passant du jazz au rock, au rythm'& blues, à la soul, on ne s'est guère ennuyé durant le set.
A l'arrière, le groupe est composé d'une section rythmique solide. Un batteur grosse-caisse, caisse claire, cymbale, un percu et un géant chauve du Jura-souabe au tuba pour les basses: le Révérend Krug. Pour la chaleur, une section cuivre trompette-trombone-saxo envoie la sauce là où il faut pour que le belâtre teuton Doc Wenz se pose comme une fleur avec sa fender jaguar 60's.
S'égraine ainsi des morceaux standards new-Orleans et des compos originales. Le groupe exerce depuis 1993 avec près de 10 albums et quelques tubes dont "Alligator Soup" de l'année 2000.
4260079450045A la fin du set, le chanteur s'éclipse et les musiciens investissent la salle pour un set accoustique à travers les fauteuils. Ca m'a un peu rappelé les Fleshtones déambulant jusqu'à l'extérieur des salles de concerts. Le rapprochement avec le public favorise instantanément la communion avec la musique. Tout le monde frappe des mains et on est rapidement à fond dans le groove en devenant acteur. Les 9 musiciens du Brass Band nous ont ainsi mené vers la sortie avec une arrivée en fanfare (c'est le cas de le dire!) devant le stand du groupe tenu par le chanteur. Rusé comme des bavarois les p'tits gars!
Encore un bon moment où pas grand chose ne manquait ce soir..Sauf mes cheveux sur mon crâne chauve et toi...Comme toujours.

For Wanda P.  Rest in Peace 1969-1991